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Auchan

Qu'est-ce que le groupe Auchan ?

Auchan est un grand groupe commercial spécialisé dans la distribution et la finance. Son premier bâtiment a été construit et ouvert en 1961 à Roubaix, en France, dans le quartier des Hauts Champs. Le nom du groupe d'entreprises vient du fait que "phonétiquement parlant", le quartier des Hauts Champs a la même consonance qu'Auchan. Aujourd'hui, le groupe est devenu l'un des groupes d'entreprises les plus puissants du monde.

Les magasins Auchan sont présents dans 16 pays : France, Espagne, Italie, Pologne, Portugal, Luxembourg, Hongrie, Pologne, Sénégal, Inde, Chine, Taiwan, Russie, Roumanie, Ukraine et Angola.

Il existe actuellement 389 hypermarchés et 717 supermarchés.

Histoire

1903-1960

La famille Mulliez a fondé sa première entreprise, Phildar, en 1903. Initialement fabricant de textiles, Phildar s’est tourné vers le secteur de la vente au détail en 1946, lorsqu’il a enregistré le nom de la société et commencé à développer sa marque de textiles et de fournitures de tissage et de couture Phildar. La société s’est tournée vers le franchisage pour étendre son réseau de distribution et a accordé la première franchise Phildar en 1956. Phildar est devenu l’un des plus grands distributeurs de textiles au monde : à la fin du XXe siècle, le réseau de l’entreprise comptait 1 500 magasins.

1960-1970

Mais Phildar a également fabriqué un autre produit : Gérard Mulliez, l’une des figures de proue du commerce de détail français au 20ème siècle. Autodidacte autoproclamé, Mulliez n’a jamais terminé ses études secondaires, mais a travaillé, d’abord dans le secteur manufacturier, devenant contremaître dans l’atelier de teinture textile de la famille avant de diriger l’usine de tissage de la société. Au début des années 1960, Mulliez décide de se mettre à son compte. En 1961, Mulliez, alors âgé de 29 ans, ouvre son premier magasin, une épicerie, à Roubaix, dans un quartier appelé “champs de haut”. Prononcé “oh-cham”, ce premier point de vente a rapidement donné son nom à ce qui allait devenir l’empire de la distribution Auchan.

Le premier magasin de Mulliez a échoué mais, sauvé par sa famille, Mulliez a décidé de rester dans le commerce de détail. S’inspirant d’Edouard Leclerc, l’ancien prêtre devenu le fondateur de la chaîne de magasins E. Leclerc, Mulliez décide d’appliquer une formule de supermarché en libre-service avec la remise de Leclerc. En réduisant les prix dans l’ensemble de son magasin, Mulliez commence rapidement à attirer une nouvelle clientèle. Au milieu des années 1960, l’entreprise est prête à se développer et à franchir une nouvelle étape dans la distribution française.

En 1967, Mulliez a ouvert le premier d’un nouveau concept de vente au détail : l'”hypermarché”. Combinant l’assortiment de produits d’un supermarché typique avec la gamme de produits que l’on trouve dans les grands magasins, des enregistrements musicaux aux meubles, en passant par l’électroménager et les pièces détachées automobiles, le format de l’hypermarché a rapidement fait des émules dans toute la France, jusqu’à devenir des magasins gigantesques pouvant atteindre 100 000 pieds carrés. Le premier hypermarché Auchan a ouvert ses portes près de la base de la famille Mulliez à Tourcoing, Roncq en 1967.

1970-2000

Le format Auchan est un succès immédiat : dès la première année, l’entreprise enregistre un chiffre d’affaires de 70 millions et un bénéfice de quelque 300 000. Mulliez commence rapidement à faire du nom Auchan l’un des principaux détaillants du pays. Il a été aidé en cela par un certain nombre de facteurs, tant économiques que politiques. L’effondrement du boom économique prolongé de l’après-guerre en France, lorsque le pays est tombé dans la récession provoquée par l’embargo sur le pétrole arabe, a encouragé les consommateurs à se tourner vers la formule discount d’Auchan. L’introduction d’une variété de marques appartenant à l’entreprise, environ 200 au total, dont les prix étaient nettement inférieurs à ceux des produits de marques nationales et internationales concurrentes, a également contribué à stimuler les ventes en magasin. Les consommateurs ont également été attirés par l’attrait moderne de ces grands magasins en libre-service, au détriment de la grande catégorie de petites boutiques du pays.

Les politiciens de l’époque ont également salué l’essor de l’hypermarché comme un moyen de lutter contre l’inflation galopante qui affectait profondément l’économie du pays dans les années 1970. La grande puissance d’achat d’Auchan et de ses concurrents comme E. Leclerc, Carrefour, Docks de France et Casino a permis à ces magasins de maintenir des prix relativement bas. Dans les années 1980, le transfert d’une grande partie des pouvoirs de planification du niveau national au niveau local et régional a permis aux communautés de supprimer un certain nombre de codes de planification et d’autres obstacles qui avaient entravé la croissance de la formule des hypermarchés. Désireuses de profiter des recettes fiscales et des possibilités d’emploi offertes par les nouveaux grands centres commerciaux, les communautés ont accueilli favorablement les nouveaux hypermarchés. Au milieu des années 1970, le chiffre d’affaires annuel d’Auchan a dépassé les 2 milliards.

Mulliez, qui s’était initialement accroché à la base familiale du nord de la France, a lancé une nouvelle stratégie vers la fin des années 1970 pour transformer Auchan en l’un des principaux détaillants nationaux du pays. En 1977, Auchan commence à étendre son réseau d’hypermarchés à tout le pays. Cependant, Mulliez a évité de lever des capitaux sur le marché public ; au lieu de cela, la société, comme ses concurrents, a pu profiter de la structure de paiement échelonnée (jusqu’à trois mois pour les fournisseurs de paiement), utilisant son énorme trésorerie pour financer son expansion. En même temps, Auchan a commencé à offrir des actions à ses employés, leur donnant ainsi une participation dans l’entreprise. Alors que les critiques adressées à l’entreprise pointaient du doigt les bas salaires de nombre de ses employés, plusieurs d’entre eux se sont enrichis, le cours moyen de l’action (fixé chaque année par la famille Mulliez élargie) passant de 12 francs à plus de 500 francs à la fin des années 1990.